
Inauguration sur TV Lémanbleu
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Inauguration sur Lancy TV
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article dans la Tribune de Genève
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article dans
"Tout l'immobilier"
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Photos de l'inauguration sur
http://www.florimont.ch/fr/photos-videos-1/
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HISTORIQUE
On aménage un terrain de tennis au début du siècle. A l'arrière plan on voit le bâtiment actuel de ce que l'on appelle la villa… Au premier plan, un camion déverse de la terre...
2012, le tennis disparaît et ...
Au lieu du tennis
Il y aura tout d'abord
Un grand précipice
Dans le paysage
Ce trou ne paie pas de mine-
Il fera école
Parpaings j'entends murs
Et pour que l'école dure
Chers amis donnez-
(financement des mosaïques: Cliquer ICI)
Sommeil de métal-
A l'ombre des derniers arbres
Le monstre somnole
Ce n'est pas la Tour
Où le laid Quasimodo
Va se réfugier
Cet arbre de fer
Avec ses deux pauvres branches
Sera débranché
Arbres rescapés
Vos frères ont disparu
Et reste leur tombe
Et de vos mains vertes
Vous cherchez dans le grand trou
Leurs traces enfuies
Par pin ou sapin
Je vois que les rescapés
Font les sentinelles
Il y a une école en face, mais on a oublié Pierre Ronsard et son adresse aux bûcherons de la forêt de Gastine:
"Ecoute, Bûcheron, arrête un peu le bras!
Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas:
Ne vois-tu pas le sang, lequel dégoutte à force
Des Nymphes qui vivaient dessous la duré écorce?
Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas:
Ne vois-tu pas le sang, lequel dégoutte à force
Des Nymphes qui vivaient dessous la duré écorce?
[…]
Adieu, vieille forêt, adieu têtes sacrées,
De tableaux et de fleurs autrefois honorées,
Maintenant le dédain des passants altérés,
Qui, brûlez en été des rayons éthérés,
Sans plus trouver le frais de tes douces verdures […]"
De tableaux et de fleurs autrefois honorées,
Maintenant le dédain des passants altérés,
Qui, brûlez en été des rayons éthérés,
Sans plus trouver le frais de tes douces verdures […]"
Sont-ce tous ces arbres
Rougissant le chantier- Non
Quel grand désordre-
Et on dira aux enfants
De toujours ranger
Photo le 24 août 2012
A suivre… au jour le jour…
Septembre 2012
Sans faire de bruit
Les murs montent doucement
Pour gratter le ciel
Ils ont installé
Un immense tableau blanc-
Ils cherchent la craie
Quelques bâtons rouges-
Non ce ne sont pas les craies
Ni du rouge à lèvres
Avec un mur rouge
Rutilant à cent pour sang
Ça ferait pompier
+
Octobre 2012
Malgré son bras rouge
Teinté par le sang des arbres
La grue continue
Novembre 2012
Les dents de béton
Ne tiennent pas toutes seules
Sans leur appareil
Décembre 2012
Tel du sucre en poudre
La neige a tout recouvert
De son linceul blanc
Janvier 2013
Livres et cahiers
Arrivent déjà des nues
Quelle grande classe
Février 2013
Béton silencieux
Que de cris seront poussés
Lorsqu'il parlera
Mars 2013
La cage est bien vide
Quand elle aura ses barreaux
Ses moineaux viendront
Avril 2013
Les vitres yeux morts
Renvoient l'image du ciel
Qui est libre encore
L'arbre du printemps
Fait approcher ses chatons
Du monstre béton
ETE 2013! Il faut tout finir pour être prêt pour la rentrée!
Avec ses yeux ciel
Qui retiennent les nuages
C'est le bâtiment
Et le vieil immeuble
Appuyé sur ses béquilles
S'attend au pire
Non ce ne sont pas
des cigares pour les profs
Mais de la moquette
Hélas quelquefois
Vraiment il leur semblera
La fumer en vrai
Même à l'intérieur
On sera toujours à flot
Et la mer au mur
Ce n'est pas de l'art
Et pas même du cochon
Quand on n'est pas doué
Une libellule
Vient de se poser au sol
Pour se reposer
Leurs dents sont solides
On peut maintenant ôter
Les bagues des murs
Voilà, il est mûr
Il tient bien le bâtiment
Et l'arbre s'écarte
Mais en quelle langue
Parlent le phoque et le crabe
Eh bien en écume
Ne faites donc pas
Les gros yeux aux ouvriers
Tout sera fini
Ôtez les cartons
Et essuyez bien les plâtres
Et tout sera prêt
Par cette fenêtre
On voyage dans le temps
Sans même bouger
Ils parlent toujours
Avec leur langue d'écume
Ça va déborder
L'alphabet ça marche
Quand bien même il est resté
Quiet sur le carreau
La petite fille
Va entrer dans la maison
Des florimontains
Elle a salué
De ses pieds le hérisson
Sur le paillasson
Derrière la porte
Elle va trouver la magie
De l'enseignement
Entre doucement
Jolie petite Princesse
La vie est fragile
Mais après ses portes
On peut souvent rencontrer
Un monde magique
Tout comme Tintin
Dans le Temple du Soleil
Devant les Incas
La nouvelle école maternelle
de Florimont est ouverte. Dans ce jardin d’enfants, on a déjà planté les
enfants. Quand ils auront poussé, ils traverseront la cour et iront piétiner
les autres plate-bandes de Florimont, celles du primaire, et des cycles. Si
Rome, selon l’adage, ne fut pas faite en un jour, de même, ce nouvel espace
pédagogique de Florimont mit quelques mois à sortir de terre…
Pour préparer le terrain, il
fallut enlever comme de mauvaises herbes, les arbres qui se tenaient devant la
Villa du Parc, supprimer le tennis et les bancs. Au début, une fois les arbres sacrifiés et le
tennis réduit à l’état de boue, le paysage quasi lunaire fit penser à une sorte
de « crop circle » urbain… En effet, la soucoupe volante qui avait
atterri sur la pelouse en face, permettait d’envisager cette hypothèse avec le
plus grand sérieux. Mais les extraterrestres qui s’affairaient sur le terrain
dégagé avaient un air tout à fait humain, et ils se révélèrent être de simples
ouvriers au service du maître d’œuvre de l’école. Le lieu devint une ruche,
bourdonnant de l’activité de tous les corps de métier pendant de longs mois.
Très vite des monstres
mécaniques –heureusement les petits enfants n’étaient pas là pour les voir et
s’en effrayer- vinrent prendre possession de ces terres gagnées sur le passé de
Florimont, et les labourer pour y faire germer des moissons de bétons. Et il ne
fallut pas très longtemps pour devoir recourir à de vieilles photographies pour
se souvenir de l’aspect antérieur des lieux…
Ce fut alors un va et vient
incessant d’engins de toutes sortes, un ballet subtil et lourdaud à la fois, dont
les petits rats qui pesaient plusieurs tonnes, déversaient du béton et
plantaient des barres de métal partout. Progressivement cependant, des murs s’élevèrent
pour cacher la surprise de l’aménagement intérieur, et protéger la pauvre Villa
du Parc des regards indiscrets.
Comme la ville construisait aussi
des immeubles de l’autre côté de la route, beaucoup pensèrent que c’était une
sorte de reflet qui montait parallèlement sur le terrain de Florimont. Les
bruits des constructions se répondirent également en écho, et les oiseaux de
fer grattèrent inlassablement le ciel pour y faire grimper progressivement les
bâtiments nouveaux.
Très vite, la nouvelle
construction avec ses grands yeux vitrés montra son visage, et s’intégra au
paysage, « sandwiché » entre la vieille Villa du Parc, et l’entrée
habituelle de Florimont.
A l’intérieur de la ruche du
nouveau bâtiment, caché aux regards curieux des passants, tout se mit en place.
L’alphabet de mosaïque des petits florimontains orna les espaces muraux, comme
les vitreaux les murs des cathédrales.
Comme une marée descendant à
la vitesse du galop d’une licorne, tout le matériel qui fait d’un simple
bâtiment une apparence d’école, les tableaux, les bureaux, les chaises, les
craies, pénétrèrent dans les classes et se mirent en place, immobiles, à
l’affût des écoliers. Le silence attendait leur joyeuse clameur.
Les trois salles de sieste
près des classes s’organisèrent paisiblement. Heureux enfants qui connaîtront
en toute légalité et quiétude la Cour du Roi Sommeil après l’effort, alors que
leurs aînés devront dans les classes supérieures dormir en catimini, au risque
de se faire gourmander par leurs professeurs !
Les fresques à thème marin,
introduisirent le rêve dans ce nouvel espace pédagogique. Plus concret que le
projet de tunnel sous la rade dans le Lac de Genève (que les ignorants s’obstinent à appeler le Lac
Lémac, ou Lac de Thonon, etc), avec les autres mosaïques des enfants, en rêve le
Rhône est redescendu vers la mer. Il y a plongé pour pêcher et rapporter le
fruit de sa pêche afin de le plaquer sur les murs de certaines salles.
Les maîtresses et les
maîtres, enfants déguisés en adultes qui ont choisi ce métier pour ne pas
quitter l’enfance, ont investi les lieux
pour préparer l’année scolaire…
Maintenant la
ruche va vrombir de mille petites voix, toutes différentes, toutes uniques. Chaque
enfant grandira lentement dans ce lieu, avec ses talents, ses joies, ses rires,
ses larmes et ses peines, et il sortira progressivement du vert paradis de
l’enfance pour aller vers l’âge d’homme en sachant qu’un jour « il
nous faut devenir adultes pour comprendre que
les adultes n'existent pas et que nous avons été élevés par des enfants que l'armure de nos rires rendaient faussement invulnérables » comme le dit si joliment Christian
Bobin.
Le mariage de l’ancien
bâtiment de la Villa du Parc et du nouveau bâtiment de la Maternelle a déjà des
enfants qui font la joie de leurs parents.
Claude Lopez-Ginisty
+
Les enfants ont fait des mosaïques pour décorer le nouveau bâtiment (voir alphabet ICI!)





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